En octobre 2025, j'ai pris le temps de faire une pause dans mon rythme professionnel pour vivre une expérience un peu différente : une formation de 200 heures en enseignement du yoga, après quelques jours de voyage au Sri Lanka qui ont déjà marqué un premier ralentissement.
Pendant un mois, l'immersion a été totale. Un rythme soutenu, six jours sur sept, structuré autour de la pratique et de l'apprentissage : environ quatre heures de yoga quotidien (Ashtanga et Hatha), deux heures de méditation par jour, des séances de yoga nidra, ainsi que des temps dédiés à l'anatomie et à la philosophie du yoga.
L'expérience allait bien au-delà de la pratique physique. Dix jours de silence, des repas pris de manière ritualisée, un cadre simple invitant à se recentrer et à observer autrement le corps, le mouvement et l'attention portée à soi.
En tant qu'ergothérapeute, cette immersion a particulièrement résonné avec ma pratique professionnelle. Travailler la présence, l'écoute corporelle, la respiration et l'adaptation du mouvement rappelle combien le soin passe aussi par la manière d'habiter son corps et de retrouver un équilibre dans le quotidien.
Je repars de cette expérience avec de nouveaux outils, mais surtout avec une autre qualité de regard sur le mouvement, l'accompagnement et le rythme nécessaire à chacun.
Une parenthèse exigeante, parfois déstabilisante, mais profondément enrichissante, que j'ai aujourd'hui envie d'intégrer progressivement dans ma pratique.